Le coeur parle

Bienvenue sur mon blog

Archive pour septembre, 2020

Comme si ça n’existait pas !

Posté : 14 septembre, 2020 @ 6:30 dans Retour 2020 | Pas de commentaires »

Les tabous :Faire comme si, ça n’existe pas !

 

A Mayotte, l’aspect psychologique des problèmes des individus semble bien être relégué au second plan. Ce qui favoriserait les troubles mentaux (les phobies, les symptômes dépressifs, les troubles obsessionnels, jusqu’aux troubles psychotiques (délire, décompensation etc).

 

A force de ne pas en parler, de ces choses qui font bien mal à l’intérieur de soi, cette société ne développe-t-il pas du déni de soi, déni collectif en ce qui concerne les souffrances psychiques ?

Le mécanisme de défense contre l’insupportable, contre l’intolerable , contre les traumatismes vécus n’est-ce pas plus de faire semblant que cela ne s’est pas produit, cela n’existe pas, ce n’est pas possible ? Faire comme si, Mayotte était préservée de ces choses là (ces tabous et fléaux universels) car ils sont protégés d’une manière ou d’une autre.

 

Quand on évoque ces problématiques psychiques, nous comprenons que l’on dérange, que l’on agace, que cela devient gênant d’exprimer une quelconque émotion surtout les émotions négatives. Dire que de tels comportements font mal et blessent profondément, on sera vu comme l’ennemi à abattre.

Ceux qui osent dire, qui osent parler ne sont pas les bienvenus à Mayotte.

Où s’ils le font quand-même, on fera comme si ils n’existent pas.

 

Pourtant j’existe et je ne vais pas pour autant arrêter de parler et de sensibiliser au maximum sur les problèmes psychologiques. En même temps, on ne vient pas au monde, pour ne faire que souffrir, pourquoi doit-on se taire contre l’incompréhensif et l’inacceptable ?

 

C’est tout le combat de ma vie !

 

Sarah

 

Père manquant, enfant manqué ?

Posté : 13 septembre, 2020 @ 4:19 dans Ouverture | Pas de commentaires »

Une recherche sur les jeunes révèle une problématique ignorée et banalisée : le manque du père dans la société mahoraise !

 

La lecture de cette recherche m’a bouleversé dans l’analyse de ces résultats. La chercheuse en psychologie nous explique une réalité bien réelle dans le contexte mahorais. J’ai moi-même été perturbée parce que c’était une évidence si évidente…

 

La réalité étant trop insupportable, trop intolérable, trop difficile que j’ai dû faire abstraction tout ce temps là.

Il me semblait avoir observer les mêmes constatations quand je travaillais à Mayotte mais je ne voulais pas voir l’évidence parce que mon inconscient collectif ne le voulait pas par loyauté.

 

Les jeunes selon la chercheuse auraient dévoilés leur vérité et c’est une réalité difficile à concevoir. Ils sont en manque d’un père ! Ils auraient une image maternelle positive et contenante qui les sauve de ce l’on appelle l’effondrement psychique.

Quand à l’image paternel, elle semble floue, absente voir inexistante. Les jeunes souffrent et préfèrent rester dans le déni de cette dure réalité.

 

Je me suis dit en tant que citoyenne originaire de cette île : j’ai mal pour Mayotte, j’ai mal pour ses enfants, j’ai mal pour les femmes mahoraises qui semblent porter un lourde fardeau ou une forte pression sociétale qui est celle de « sauver leur enfant ».

 

Pourquoi banalisent-on ces souffrances maternelles et de ces jeunes en manque de repères mais aussi identitaires, familiales et sociétales ? Pour quelles raisons au final ? Pour quelles bénéfices secondaires ?

 

Parce qu’il ne faut pas dire, il ne faut pas parler de ce qui fait mal à dire !

Rappelons la citation d’Ovide: »Nous sommes lents à croire ce qui fait mal à croire ».

 

Nous remarquons un facteur de risque spécifique qui freine le jeune dans son développement psycho-émotionnel. Ce facteur serait en nombre très élevé à Mayotte :

Il s’agit de l’absence du père à la naissance ou durant toute la vie du jeune Des pères peu présents car il y aurait des substituts paternels au niveau des oncles maternelles en particulier mais c’est en cours de disparition.

Des pères très peu investis ou pas du tout investis car dans l’éducation traditionnelle,c’est la femme qui s’occupe des enfants. Ou le phénomène des pères démissionnaires constate encore la chercheuse.

 

Un enfant a sa naissance hériterait des erreurs et des fautes de ses aînés selon cette étude qui est en cours.

L’enfant porterait même les malheurs,les angoisses, les souffrances et/ou les traumatismes de ses ancêtres. Ce qui apparemment favoriserait la répétition des schémas dysfonctionnels des parents.

 

En effet, un enfant qui vient au monde quels que soient les conditions ne devrait pas être vu comme un accident ni une erreur de la nature.

 

L’accident ou l’erreur c’est les parents qui pensent cela et qui l’abandonnent et n’honorent pas leur dette de vie qui est de prendre soin d’eux aussi bien matériellement qu’affectivement parlant , tout en veillant à sa bonne santé physique et psychiquement.

 

L’abandon est une des souffrances les plus dures à supporter pour un être humain. L’abandon précoce ne s’oublie pas et ne se répare pas ni avec le temps ni avec des cadeaux et encore moins l’amour éphémère. C’est un traitement affectif de longue durée et cela passe par se faire pardonner et se pardonner. Un simple bouquet de fleur, du chocolat ou une carte postale avec des » je t’aime et tu me manques », ne suffiront pas à guérir d’une telle blessure psychique qui laisse tout individu dans un vide affectif immense que personne ne peut combler. Quand on sous-estime les dégâts psychologiques causés par l’abandon, nous enfermons un enfant dans son passé traumatisant de l’abandon précoce, d’un ou des deux parents. Cet enfant ne trouvera jamais la paix intérieure qui l’apaisera et l’aidera à bien grandir et à être heureux.

 

Malheureusement beaucoup d’adultes ne se rendent pas compte de leurs erreurs et des destins qu’ils gâchent par pur égoïsme ou juste par pure connerie humaine ou bien encore parce qu’ils souffrent eux-mêmes et ils ne seraient pas à l’écoute de leur mal être intérieur.

 

On ne plaisante pas avec la souffrance psychique, car une mort psychologique est bien pire qu’une mort physique… On erre dans un monde dans lequel on ne trouvera jamais notre place et on vivra avec une tristesse sans fin où le bonheur n’aura pas sa place dans notre vie.

 

Prenons donc soin de nous et de nos enfants, épargnons-les nos péchés et protégeons-les de tous mais surtout de nous-mêmes.

En entendant la fin de cette recherche et de ses conclusions, soyons attentif à nos émotions négatives et osons les exprimer pour les évacuer de façon saine.

 

 

Sarah.

 

Une jeunesse en manque du père ! Père absent, enfant en souffrance.

Posté : 1 septembre, 2020 @ 9:00 dans Ouverture | Pas de commentaires »

Une recherche sur les jeunes révèle une problématique ignorée et banalisée : le manque du père dans la société mahoraise !

 

Cette recherche m’a bouleversé dans l’analyse des résultats, j’ai été perturbée parce que c’était une évidence si évidente… Je ne sais pas ce que je cherchais mais je me suis rendue compte que ce j’ai trouvé était là depuis le début. La réalité étant trop insupportable, trop intolérable, trop difficile, je faisais comme une sorte d’abstraction, je ne voulais pas voir l’évidence parce que mon inconscient collectif ne le voulait pas par loyauté. Les jeunes ont dévoilés leur vérité et c’est une réalité difficile à concevoir. Ils sont en manque d’un père ! On semble voir une image maternelle positive et contenante qui les sauve de l’effondrement psychique.

Quand à l’image paternel, elle semble floue, absente voir inexistante. Les jeunes souffrent et préfèrent rester dans le déni de cette dure réalité.

 

La fin de la recherche était particulièrement dure, je me suis dit dans mon contre-transfert : j’ai mal pour Mayotte, j’ai mal pour nos enfants, j’ai mal pour ces femmes… Qui souffrent en permanence dont leurs souffrances semblent être fortement banalisées. Pour quelles raisons au final ? Pour quelles bénéfices secondaires ? Il ne faut pas dire, il ne faut pas parler de ce qui fait mal à dire !

 

Nous remarquons un facteurs de risque spécifique qui freine le jeune dans son développement psycho-émotionnel. Ce facteur serait en nombre très élevé à Mayotte :

Il s’agit de l’absence du père à la naissance ou durant toute la vie du jeune Des pères peu présents car il y aurait des substituts paternels au niveau des oncles maternelles en particulier mais c’est en cours de disparition.

Des pères très peu investis ou pas du tout investis car dans l’éducation traditionnelle,c’est la femme qui s’occupe des enfants. Ou le phénomène des pères démissionnaires.

 

Ne tuons pas psychiquement nos enfants parce que nous banalisons nos propres souffrances et nous les répétons inlassablement parce que nous avons peur de nous confronter à elles.

 

N’accusons pas autrui de nos propres erreurs, chacun porte son fardeau. Ne portons pas les fautes des autres, nous n’existons ou nous ne sommes pas là pour payer ce qui ne nous appartiennent pas.

 

Un enfant a sa naissance hériterait des erreurs et des fautes de ses aînés, il est important de l’alléger et non pas lui faire porter nos malheurs,nous angoisses, nos souffrances et nos traumatismes.

 

Un enfant qui vient au monde quel que soit les conditions n’est pas un accident ni une erreur de la nature, l’accident ou l’erreur ce sont les parents qui pensent cela et qui l’abandonnent et n’honorent pas leur dette de vie qui est de prendre soin d’eux aussi bien matériellement qu’affectivement parlant , tout en veillant sur sa bonne santé physique et psychiquement.

 

L’abandon est une des souffrances les plus dures à supporter pour un être humain. L’abandon précoce ne s’oublie pas et ne se répare pas ni avec le temps ni avec des cadeaux et encore moins l’amour éphémère. C’est un traitement affectif de longue durée et cela passe par se faire pardonner et se pardonner. Un simple bouquet de fleur, du chocolat ou une carte postale avec des » je t’aime et tu me manques », ne suffiront pas à guérir d’une telle blessure psychique qui laisse tout individu dans un vide affectif immense que personne ne peut combler. Quand on sous-estime les dégâts psychologiques causés par l’abandon, nous enfermons un enfant dans son passé traumatisant de l’abandon précoce, d’un ou des deux parents. Cet enfant ne trouvera jamais la paix intérieure qui l’apaisera et l’aidera à bien grandir et à être heureux.

 

Malheureusement beaucoup d’adultes ne se rendent pas compte de leurs erreurs et des destins qu’ils gâchent par pur égoïsme ou juste par pure connerie humaine.

 

On ne plaisante pas avec la souffrance psychique, car une mort psychologique est bien pire qu’une mort physique… On erre dans un monde dans lequel on ne trouvera jamais notre place et on vivra avec une tristesse sans fin où le bonheur n’aura pas sa place dans notre vie.

 

Prenons donc soin de nous et de nos enfants, épargnons-les nos péchés et protégeons-les de tous mais surtout de nous-mêmes.

 

Sarah.

 

 

tribulations |
Le blog des Ressources Huma... |
hamedhatem |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | FRANCOIS Gérard
| jeje3030
| Notre histoire : jacqueline...